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Bienvenue dans ce modeste site dédié à deux aspects (parmi d'autres) du petit amateur d'astronomie  que je suis : l'imagerie planétaire (observation des planètes du système solaire) et l'imagerie du "ciel profond" (observation des nébuleuses, galaxies...) et plusieurs objectifs :
- susciter l'intérêt la curiosité pour l'astronomie, et par extension, la cosmologie, l'exobiologie..
- sensibiliser le public au phénomène de
pollution lumineuse, un type catastrophique de pollution contre lequel il est pourtant facile de lutter.

Article Républicain Lorrain 26 avril 2020

 

Nuits des Etoiles 2020 : Hervé, moi, Pierre.

Installation 5

Pour obtenir des images en planétaire, la technique usuelle dite du "lucky imaging" consiste à enregistrer une vidéo de la planète observée (avec une durée d'enregistrement limitée à la vitesse de rotation de la planète autour de son axe afin de ne pas obtenir d'artéfacts) avec des durées d'exposition très courtes (quelques dizaines de milliscondes au plus afin de "figer" la turbulence atmosphérique et ainsi arriver à capter un certain nombre d'images peu/pas dégradées par cette turbulence), puis à extraire toutes les images de la vidéo, superposer les meilleures et effectuer divers traitements qui font apparaître des détails présents mais masqués dans le bruit de fond de l'image.
Différents logiciels permettent "d'automatiser" partiellement ce travail, certains perfectionnnistes allant par contre passer des heures à observer chaque image unitaire sur plusieurs milliers pour sélectionner celles présentant la meilleure qualité.

Pour obtenir des images de "ciel profond", la technique utilisée classiquement en astrophotographie consiste à enregistrer un grand nombre d'images mais sur des durées de plusieurs minutes (car la majorité des galaxies et nébuleuses sont des objets peu lumineux), ce qui nécessite du  temps (plusieurs nuits d'affilée très souvent), une monture de très bonne facture et un système de suivi (appelé autoguidage) parfaitement étalonné.

Ces dernières années, les caméras spécialisées en astronomie ont vu leur sensibilité et résolution s'améliorer de façon considérable, à tel point qu'il est possible de voir sur écran et avec un instrument modeste, en une demi-seconde déjà, sinon en quelques dizaines de secondes, des objets du ciel profond qui nécessiteraient, en observation visuelle, un bien plus gros diamètre (meilleure capacité à collecter des photons).

Le terme de "visuel assisté"  ("visuel amplifié", "observation assistée" ou, dans la langue de Shakespeare "electronycally assisted astronomy" (EAA) ou encore "quick imaging") est une "pratique" qui consiste à pouvoir observer des objets du ciel profond même avec des télescopes de petit diamètre et dans de mauvaises conditions de pollution lumineuse, en temps réel ou quasi réel selon l'instrument employé : 

Stricto sensu, le terme laisse entendre que l'amplification est immédiate ; c'est en effet possible avec des oculaires de vision nocturne issus du domaine militaire, mais s'en procurer est difficile et le coût élevé.
Les caméras, appareils photos numériques voire même les capteurs de téléphone ont fait d'énormes progrès en terme de sensibilité ; aussi, il suffit alors de recourir à des poses courtes (de 500 ms à quelques secondes) et d'empiler (stacker en anglais) en temps réel plusieurs images, afin d’augmenter le rapport signal / bruit ce qui permet de voir l’objet cible de mieux en mieux défini au fur et à mesure du temps.

Voici le lien d'un magasine astro au format pdf pour lequel j'ai rédigé un article sur cette "pratique", avec de nombreux exemples de configurations  et de résultats obtenus :

https://1drv.ms/b/s!AkdofxWa744qlYspdV3q7MKjV5_cew

 

Capture

Les images et vidéos présentées relèvent donc de ces deux aspects :

Imagerie planétaire :

  • exemple d'une image de Jupiter obtenue un soir où la qualité du ciel était d'excellente qualité (pour la région !) avec deux traitements différents

Comparaison traitement 1er vs 8 juin

Jupiter 6 aout 2020 t7c powermatex4 130pds texte

 

 

 

  • exemple d'une image de Vénus obtenue un soir où la qualité du ciel était moyenne :

Venus

 

 

- Imagerie du ciel profond : dans ce cas, les images présentées n'auront fait l'objet soit d'aucun traitement (image brute d'empilement telle qu'observée après une pose unique ou un empilement de plusieurs secondes à quelques dizaines de secondes), soit d'un traitement "express", auquel cas ce sera mentionné, et l'image ne sera plus alors représentative de ce qui apparait sur l'écran (pour cela, se reporter aux vidéos) , comme le montrent les exemples suivants : 

Une image retravaillée (même à peine) montre évidemment plus de détails qu'une image brute ; pour autant, la possiblité de voir rapidement l'image de gauche apparaitre sur l'écran avec un si petit télescope (130 mm de diamètre) procure déjà un énorme plaisir.

 

M65 m66 ngc 3628

Leo triplet vf 2 reduite 1

 

 

 

M81M81 vf texte

 

 

Une image comparative sur la galaxie M101, un soir de forte illumination lunaire (72 %) provoquant un fort gradient (non visible ici car l'image a été rognée).
Exceptionnellement, j'ai laissé le logiciel empiler pendant environ 1 h 30 ; un tiers des images a été rejeté par le logiciel (grâce à un réglage permettant d'éliminer automatiquement les images de moins bonne qualité) soit une durée totale d'exposition de seulement 52 minutes (en astrophotographie, des durées d'exxposition de plusieurs heures voire dizaine d'heures sont courantes) et l'image n'a subi aucun traitement : c'est bien une image brute d'empilement.
Comparaison avec la même galaxie imagée par le téléscope spatial Hubble.

M101 vs Hubble

 

La comète C / 2019 Y4  le 25 mars 2020 : courte animation constituée de quatorze images, chacune de ces quatorze images correspondant à une image résultant de l'empilement de 8 x 20 s de poses, et espacées d'environ 4-5 min seulement et sans aucun traitement, soit une durée totale de suivi de la comète d'environ 14 x 5 = 70 minutes (vitesse de déplacement de la comète estimée à 33 km.s-1)

Comète Atlas suivi 1 h 15 min

 

La lune gibbeuse ascendante  sur trois nuits consécutives du 25 au 27 mai 2020 : courte animation constituée de trois images acquises avec un Canon 1000D au foyer du Newton 130/650.
I
Animation croissant ascendant 25 au 28 mai 2020

 

J'utilise des configurations très modestes (voir la rubrique "matériel") :
- une lunette achromatique (télescope dit réfracteur) de 120 mm de diamètre et 1 000 mm de focale pour le planétaire et quelques objets du ciel profond
- un télescope réflecteur type Newton de 130 mm de diamètre et 650 mm de focale pour le ciel profond (qui collecte trois fois plus rapidement la lumière que la lunette)
- un télescope type Maksutov-Cassegrain de 90 mm de diamètre et 1 250 mm de focale (mon premier instrument, pendant 13 ans, qui ne sert en fait quasiment plus)
- une caméra "low cost" pour le planétaire : Datyson T7C
- une caméra monochrome pour le ciel profond : Atik Infinity

- un appareil photo numérique reflex : Canon 1000D (de 2008) non défiltré/refiltré

- une monture équatoriale allemande, simplement motorisée sur ses deux axes (ascension droite et déclinaison) : Orion Skyview Pro (recherche manuelle des cibles)
- quelques logiciels spécifiques, la plupart gratuits mais très performants
 (voir plus bas)

Img 20190411 202616b

Sw 130pds

Les photos présentées ici seront à mille lieux des superbes images que l'on peut trouver par ailleurs et qui nécessitent, on l'ignore tant qu'on n'a pas mis le nez dedans, de nombreuses heures d'acquisition, de traitements numériques, énormément de temps et de sérieuses compétences en informatique.

 

Deus logiciels sont principalement utilisées pour faire du livestacking (empilement en temps réel) :
-
Sharcap (existe en version gratuite et payante, 10 € par an qui les valent largement) : logiciel très complet, dont voici une très simple présentation interactive 

Capture

 

- Infinity, logiciel de la marque Atik, permet aussi cette fonction dans laquellle il est particulièrement performant ; je serai fixé sous peu puisque je vais recevoir une caméra de cette marque, dédiée à l'imagerie du ciel profond (CP), la Atik Inifinty.

M27 orion120 f 8 3 28x12s 1

 

 

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